Lirécrire fait son cinéma

Le cinéma, c’est très cool. Mais c’est sans doute encore mieux quand c’est populaire !
Alors, Gaumont, Pathé et autres UGC : Baissez vos prix, sans déconner... En 2005, le prix moyen d’une place était de 5€18.
Donc pour que le ciné ne devienne pas un loisir réservé aux élites : L’année prochaine, au festival de Cannes, je veux voir tout ATD Quart Monde sur le tapis rouge !

Un souvenir récent lié à une séance de cinéma.
J’ai vu un film, cette année 2026 où j’étais seul dans la salle. C’est la première fois que ça m’arrive. Je me suis dit qu’ils vont peut-être annuler la séance et me rembourser. Mais non ! Allez go ! C’est parti pour une séance solo comme à la maison, sauf que l’écran est bien plus grand ! Le film, c’est Scream 7 ! C’est la première fois que je vois un Scream. Je voulais découvrir à quoi ça ressemble ! C’est un film d’horreur interdit en France, aux moins de 12 ans. Je n’ai pas eu peur. Était-ce le meilleur de la série ? Je ne peux répondre car je n’ai pas vu les précédents films !
Remarque : Je trouve que Ghostface, le tueur en série avec son masque blanc et sa cape noire donnant l’allure d’un fantôme va hyper vite quand il exécute ses victimes en utilisant son poignard. Par curiosité, je regarderais bien les Screams précédents !

Un brin de nostalgie m’envahit en repensant à mon enfance, où aller au cinéma était une fête. Je me rappelle l’entracte, lorsque la lumière s’allumait et qu’une dame portant un grand panier en osier, avec un large ruban autour du cou proposait des glaces (des esquimaux), des Treets dans leur petit emballage jaune avec le Slogan : "Fond dans la bouche, pas dans la main", des Nuts, des Bounty et divers bonbons. C’était après les actualités.
On n’avait pas de télévision à la maison, c’était une ouverture sur le monde extérieur.

J’apprécie toujours autant d’aller au cinéma pour découvrir un bon film, me plonger dans une histoire et être surprise. J’aime particulièrement celles qui amènent à la réflexion et au débat, comme "L’amour Ouf", qui aborde la vie d’adolescents d’aujourd’hui. Bien sûr, ce n’est pas une généralité, mais ce film a le mérite d’ouvrir le débat et peut-être d’en discuter en famille.

Un autre film m’a profondément marqué c’est "Green Book ; sur la route du sud ". Il raconte l’histoire d’un musicien très talentueux, et très prisé du public, on vient de tout le pays pour l’entendre. Pourtant immédiatement après ses concerts, il doit partir, il ne peut pas s’asseoir à côté des blancs ni partager leur repas. Vous l’auriez deviné, il est noir.

Il y a aussi "Emilia Perez" qui traite du cartel de la drogue.

Ce sont des sujets d’actualité, inquiétants et bouleversants.

Cependant, il existe aussi de nombreux films commerciaux, car il faut faire du profit. Tout est une question de rentabilité et de gros sous.

Je pense que le cinéma devrait rester un art populaire, accessible à tous. Je déplore le prix élevé des places.

C’est vraiment dommage !

Le cinéma, c’est un endroit où on peut aller seule ou à plusieurs.
C’est un moment d’évasion, où on se plonge dans une histoire plutôt réelle ou au contraire complètement fantastique !
C’est des souvenirs d’enfant qui restent, des films partagés en famille où on garde en mémoire les répliques, et plus tard quand on en parle, on en rigole toujours !

J’avais peut-être 10 ans quand je suis allée au cinéma pour la 1ère fois avec ma mère et mes 2 jeunes frères.
Et quel film ! J’ai pleuré tant que j’ai pu pendant la séance : c’était "Sans famille" avec l’histoire du petit Rémi âgé d’une dizaine d’années aussi.
Le petit garçon arraché à sa mère adoptive est vendu à un homme de cirque ambulant qui possède un petit singe, "Joli Coeur" et un petit chien blanc "Capi".
Quand ses petits compagnons meurent tour à tour, Rémi est désespéré, et moi aussi, et je pleure, je pleure.
Et même si Rémi retrouve sa maman plus tard, ce sont les pleurs qui restent à ma mémoire, et les moqueries de ma mère.
Je suis certaine que par la suite, aucun film n’a pu me faire pleurer ainsi, ni même aucun évènement majeur de la vie.
Alors déjà à l’époque, je me suis attachée aux films d’animation, j’aimais tous les films d’animation pour leur humour teinté de réalisme.
Et même aujourd’hui, des décennies plus tard, ce sont toujours les films d’animation, de tous réalisateurs, de tous pays, qui m’attirent et me donnent de la joie.

J’aime beaucoup le cinéma, j’aime voir des films, j’aime en discuter, en débattre...

Beaucoup de films sont associés à des moments clés de ma vie, à des gens que j’aime, parfois aujourd’hui disparus. Ils m’ont permis de mieux comprendre ce que je vivais, il leur est même arrivé de m’aider à prendre des décisions. Pourtant, alors que je cherchais quel film j’avais envie d’évoquer, c’est un autre souvenir, enfoui, qui s’est imposé.

La salle est dans le noir, pleine de monde, je ne sais plus très bien avec qui je suis venue. Je ne sais d’ailleurs plus non plus de quel film il s’agit. La séance a démarré depuis peut-être une heure. Soudain je sens la main amie de ma voisine se crisper sur mon genou. Je tourne mon visage vers elle. Elle est absorbée par l’écran. Je comprends, le film est prenant.

Sa main se crispe de plus en plus fortement sur mon genou. Cela devient étrange. Je me tourne à nouveau vers elle, et là je réalise que quelque chose ne va pas. Cette main, cette main-là qui étreint mon genou, ce n’est pas la sienne. Je ne la connais pas.

Dans le noir, quelqu’un sur le siège devant moi a glissé son bras entre les fauteuils et maintient mon genou plaqué. Je tente de repousser ce bras, et la pression se fait de plus en plus forte, et je ne comprends pas ce qui se passe. Je repousse ce bras d’homme, j’ai peur de ce bras, je suis terrorisée... Et puis, ça s’arrête.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais la suite se déroule dans le brouillard. Je n’ai pas le temps lorsque la lumière revient de réagir. Et je réalise que je n’ai rien dit, que j’ai trouvé des explications et que je me suis tue.

Aujourd’hui, je sais que ces explications étaient fausses, je sais pourquoi j’étais tétanisée, incapable de réagir. Et je sais aussi que cette expérience, partagée par tant de femmes, a fondé quelque chose en moi.

Ce que j’aime dans le cinéma c’est sa ressemblance avec les jeux vidéo dans la manière d’écrire mais aussi dans la mise en scène pour raconter l’histoire.
Que ce soit dans le choix des décors et des habits pour raconter la précision d’une période de l’histoire, ou de s’en servir d’inspiration pour créer un tout nouveau monde.
Un autre choix fondamental est celui de choisir ceux qui vont donner vie à l’histoire, avec la sélection des acteurs qui seront l’image des personnages, mais aussi les différentes voix qui sont trop souvent négligées et qui peuvent gâcher un film avant même qu’il ait réellement commencé.
Leur dernière ressemblance avec les jeux vidéo est les musiques qui serviront à poser ou embellir les multiples ambiances.

Alors là, sur ce sujet, j’ai d’innombrables souvenirs, je me contenterai de vous en raconter deux :
Le premier, qui est sans doute un de mes premiers souvenirs d’enfance est de me rendre au cinéma avec ma mère et ma grand-mère pour assister à la projection du film "Le livre de la jungle" le dessin animé de Walt Disney. Je ne me rappelle que de l’affiche. Le film étant sorti en 1967, je l’ai donc vu à l’âge de deux ou trois ans, c’est donc une des premières souvenances de ma vie.
Plus tard, avec ma mère, nous allions tous les jeudis ( c’était avant 1972) puis tous les mercredis nous éblouir les yeux devant les comédies musicales américaines. Un film en particulier reste dans ma mémoire, son titre est "Brigadoon", l’histoire de deux chasseurs écossais qui tombent par hasard sur un village qui ne se réveille que tous les 100 ans. J’ai eu l’heureuse surprise de trouver le dvd dans un vide grenier il y a quelque temps. Quel plaisir de revoir Gene Kelly, Van Johnson, Cyd Charisse dansant dans des chorégraphies pleines d’émotions ou d’entrain.
Lorsque je l’ai revu, j’en avais la larme à l’œil...

J’ai aimé aller au cinéma voir le film "Un petit truc en plus". J’ai adoré que Artus mette en valeur et en lumière les personnes en situation de handicap avec de l’humour. Je me suis occupée de personnes en situation de handicap, et j’ai retrouvé dans ce beau film, les émotions, la joie de vivre, l’affection, l’attachement à des petits plaisirs de la vie.
A quand la suite ?

Les Frères Lumière ont créé quelque chose de monumental qui est passé par tous les styles et tous les genres et dans lequel tout le monde a trouvé ou trouvera son bonheur.
De Chaplin à Christopher Nolan en passant par des milliers d’autres, le 7 ème art a outrepassé toutes les frontières possibles, que ce soit pour nous faire voyager, nous apprendre, nous faire peur, nous faire rêver, nous faire rire ou pleurer, nous engager ou juste pour nous faire admirer... Il y a vraiment de quoi faire.
Mais il y a du bon et du mauvais, comme pour tout. Que ce soit pour la réalisation, le scénario ou le jeu des actrices ou des acteurs, il y a de tout. Certains films ont tellement bien mis des livres en images, ou raconté la vie d’une star de la musique, alors que d’autres l’ont si mal fait !
Et alors que certains films sont connus de tout le monde, d’autres sont passés sans que personne ne les voit mais nous ont quand-même laissé une musique sensationnelle !
Malheureusement, le cinéma a aussi ce côté commercial qu’ont pris presque tous les arts sous une certaine forme, mais ce n’est pas celui-là que j’aime.
Aujourd’hui, si je devais ne citer qu’un seul film, je dirais Chat Noir Chat Blanc, d’Emir Kusturica. Le seul film que je suis allé voir deux fois de suite au cinéma tellement il m’a fait rire, et la musique est magnifique !
En tous cas, alors que mon grand-père, instituteur, faisait du cinéma itinérant avec sa classe, ma grande sœur a été projectionniste pendant des années, et ma petite sœur se lance dans ce domaine en tant qu’actrice et réalisatrice en commençant par des courts métrages, et je ne lui souhaite que la réussite !

A l’idée d’évoquer un film qui m’a marquée, tout de suite me vient "L’île nue". Ce film je l’ai vu dans le cadre scolaire, j’étais en 4e, je ne l’ai pas revu depuis.
Ce film est en noir et blanc, et il n’y a aucun dialogue, aucune parole.
Ce qui me reste de ce film, ce n’est pas l’histoire mais c’est cette atmosphère si particulière, lourde, pesante comme la vie des personnes d’une famille qui cherche à survivre sur une île japonaise.
Cette séance m’avait plongée à l’époque dans un état étrange, comme si j’étais ailleurs et j’avais eu du mal à en sortir. Je ne pouvais pas en parler, un peu comme les personnages du film.
J’ai eu envie aujourd’hui pour écrire ce texte de consulter wikipédia pour en savoir plus : "Ce film est aujourd’hui célébré pour son style visuel unique et son exploration poétique du travail de la lutte pour la survie dans un monde indifférent."

Je ne suis absolument pas cinéphile. Je ne retiens ni les noms des réalisateurs ni des acteurs. J’oublie même les titres des films. Bref, je ne suis pas une référence cinématographique. Il y a quelques films qui m’ont marquée comme "Out of Africa "pour le décor et le scénario. le "Nom de la rose"qui était assez fidèle au roman. je n’ai pas apprécié du tout le dernier "Comte de Monte Cristo" 2024, long, trop long. Par contre j’ai vu et revu les films de Monty Python dont j’étais fan alors que les Tuches, les bronzés... m’ont profondément agacée.
Alors, vous pouvez bien imaginer que le Festival de Cannes me laisse totalement indifférente. Je ne sais même pas qui a eu la palme d’or, je sais juste que les femmes, d’après le journal ont été mises à l’honneur.

Le cinéma n’est pas pour moi, c’est trop cher.
Il fut une époque où j’allais une fois par mois au cinéma voire une fois par semaine. Maintenant je dois dire que c’est une activité que je ne pratique plus car devenue trop chère surtout pour des familles nombreuses.

"Le Titanic" est l’un des films qui m’a ému jusqu’à pleurer. C’est un film basé sur la réalité. En effet, Titanic est un bateau construit pour défier l’océan mais, au final, il a été envahi par l’océan.
Il paraît que le constructeur de ce joyau se vantait et semblait dire que rien ne pourra défier Titanic. Pourtant, c’est un iceberg qui a fait couler ce joyau.
Le propos de ce constructeur, je peux faire un lien avec celui du chanteur français Renaud qui dit : « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme » dans sa chanson "Dès que le vent soufflera".
Titanic, c’est un film qui raconte le drame, l’amour. C’est l’histoire d’un homme (Jack) pauvre et une femme riche qui tombent amoureux. Rose a un fiancé mais semble être malheureuse avec lui. Sauf que, les parents de la jeune femme ne veulent pas la relation avec le jeune homme pauvre. L’élément qui a été un tournant décisif pour ce film est le contact avec l’iceberg. Je ne sais pas pourquoi, dès que je me mets à regarder ce film, j’en pleure, surtout à la fin où Jack meurt dans l’eau froide. Si vous n’avez jamais vu ce film, je vous conseillerais de le regarder en vous plongeant dans ce monde de cinéma qui vous emmènera très loin :)

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