Les journées mondiales de l’atelier Lirécrire

Une amie m’a remis en mémoire la girafe Sophie. La pauvre, elle a été mordue, mâchouillée, sucée, écrasée. Elle a traîné par terre, a volé dans les airs... Peut-être de temps en temps désinfectée ??? Celle à laquelle je pense a fini déchiquetée par un bébé Fox Terrier qui ne supportait plus ses couinements. Alors Girafe Sophie, BONNE FÊTE.

La journée internationale de la girafe, un 21 juin, le jour le plus long me fait penser que si j’étais une girafe :
je vivrais peut-être dans un zoo
je m’appellerais peut-être Sophie
je serais herbivore donc peut-être végan
je défierais la Tour Eiffel avec ma taille
je me raconterais des histoires à dormir debout
mais surtout je vous dirais d’arrêter le braconnage, la destruction de mon habitat et puis le changement climatique est tout de même un peu de votre faute, humains ! Alors il est plus que temps d’agir pour sauver la planète, pour sauver les girafes et vous aussi humains ! Comme moi, prenez donc de la hauteur ! Et que les fonds que vous récoltez servent vraiment à quelque chose car je suis vraiment en voie d’extinction !!!

21 juin : Journée internationale de la lenteur
Pour moi le 21 juin, c’est la fête de la musique et le premier jour de l’été, mais je ne savais pas que c’était aussi la journée de la lenteur.
J’ai trouvé cela intéressant, car comme je suis lente à faire les choses, je me suis dit c’est ma journée !
Non sans blague, je me suis renseignée et l’origine de cette journée est québecoise et remonte à 2001, et cette journée permet de réaliser que c’est bien de prendre son temps, apprendre à se poser. C’est bien vrai, on court partout sans prendre le temps d’apprécier ce qui nous entoure.
Donc le 21 juin, on prend son temps et on profite de la fête de la musique !

Devant toutes ces journées mondiales : celles du tricot, de la poupée, du vélo, du sushi et que sais-je encore ?
toutes aussi coquasses les unes que les autres.
Je choisirai "la journée mondiale du petit prince".
L’enfance possède naturellement la curiosité, la capacité de s’émerveiller, de regarder les nuages, de rêver, de laisser son esprit vagabonder, de laisser la place à la poésie, à la beauté.
Revenir à l’essentiel.
Saint-Exupéry critique un monde dominé par les apparences.
Le bonheur ne dépend pas de la quantité mais de l’attention portée aux petites choses.
Finalement, si une journée mondiale peut servir à quelque chose c’est peut-être cela.
Il est bon de se laisser aller de temps en temps et de garder son âme d’enfant.

Presse-toi, dépêche-toi, secoue-toi, bouge-toi, speede-toi, avance, fonce, accélère, grouille...
Alors on court, court, court, court, court pour arriver au bout à l’heure. Au bout de quoi ? A l’heure de quoi ? On ne sait pas trop, on ne veut pas trop savoir.
Et puis quand on y arrive, on se dit : " Mais il s’est passé quoi ?..."
Alors, STOP ! Arrêtons-nous, devenons escargots et tortues, apprenons à glisser tranquillement sur le temps et à cultiver la LENNNNNTEUR.
Pour regarder et rencontrer, goûter et savourer.
Pour nous interroger et nous tromper.
Pour douter et rêver.
Pour aimer...
Et arrivé.e au bout du bout, on se dira peut-être : "J’ai bien fait de prendre le temps. C’était chouette de vivre !"

Le 29 juin, c’est la Journée Mondiale du Petit Prince.
Je me souviens de la première fois où j’ai lu le Petit Prince. Aujourd’hui on dirait que j’étais une jeune adulte.
J’ai lu ce beau livre d’Antoine de Saint-Exupéry d’une seule traite, tour à tour heureuse ou triste selon cette belle histoire très sérieuse aussi sur l’amitié apprivoisée.
Et j’avoue avoir terriblement pleuré d’un immense chagrin en le terminant.
J’aime ces phrases "on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux" mais aussi,
"On est responsable pour toujours de ce qu’on a apprivoisé" et beaucoup d’autres encore.
Par la suite, de mon petit appartement très lumineux du 3e étage, j’admirais à l’Est le lever du soleil mais aussi le lever de la lune les nuits de pleine lune. Certains soirs et selon les saisons, au soleil couchant à l’ouest, je pensais au Petit Prince sur son étoile. Il était souvent triste ces soirs-là.
Et maintenant je vais emménager dans un rez-de-chaussée, avec le soleil le soir m’a-t-on dit.
Que verrai-je par la fenêtre ? Le jardin dans la journée, ce qui est super déjà. Mais le soir ?
C’est bien incertain pour le coucher de soleil.
Alors j’emporte le Petit Prince dans mon souvenir, accompagné de son histoire lue il y a 6 décennies.

Les journées mondiales ne sont pas les mêmes et ne se fêtent pas de la même manière.
Par exemple, la journée du vélo célébrée le 3 juin a pour objectif de faire la promotion sur l’usage du vélo comme moyen de transport écologique et économique. Aussi, sensibiliser sur les bienfait de la santé physique et mentale.
Les deux objectifs de cette journée me paraissent importants. Le premier, me rappelle de penser à ma planète et aussi aux futures générations. Si je vais à un lieu où la distance n’est pas importante, il faut utiliser le vélo pour ne pas polluer la nature. Dans cette idée d’utilisation du vélo, je vois aussi le côté de ma santé physique et mentale qui est en jeu. Pour ma santé, il faut régulièrement faire du sport !!! Allez ! toutes et tous, roulons sur le vélo ! :)

LE 28 JUIN, C’EST LE "CAPS LOCK DAY" ! À CETTE OCCASION, ON CÉLÈBRE LA FAMEUSE TOUCHE "VERROUILLAGE MAJUSCULE" DU CLAVIER D’ORDINATEUR.
J’AI VRAIMENT L’IMPRESSION D’ÊTRE EN TRAIN DE HURLER PENDANT QUE JE TAPE CE TEXTE. C’EST FOU COMME UNE PETITE TOUCHE PRESSÉE PEUT CHANGER TOUTE UNE INTONATION.
ALORS, LE 28 JUIN, ÉCRIVEZ À VOTRE BANQUIER, VOTRE PATRON OU À N’IMPORTE QUI, MAIS ÉCRIVEZ EN MAJUSCULE ;)

Journée de ceci, de cela... Journée du cassoulet... Ridicule.
Il n’y a que trois événements qui méritent d’être une liste cohérente :
1 : Le festival de BD "Brest en Bulle".
2 : La foire aux croûtes de Brest même.
3 : La foire aux tomates farcies de Rilly sur Loire.
Un . c’est tout.

Le 12 juin, journée mondiale du bien-être.
Qu’est-ce qui fait ou qui procure le bien-être ?
Des bien-êtres il y en a de bien des façons
Qui dépendent aussi de notre situation.
Pour moi ça peut êtres déjà revoir des gens
Que j’aime beaucoup et que je n’ai pas vus depuis longtemps,
Ça peut être juste écouter une chanson que j’adore,
Se marrer sur la Dernière et puis l’écouter encore.
Pour certains, ça ne revient qu’à amasser du pognon,
Appauvrir les humains et puis les prendre pour des cons,
Dominer, agresser et violer toutes les femmes
Sans que l’état ou la justice n’en fassent un drame.
Nous n’avons vraiment pas tous la même notion
Du bien-être et du bonheur parce que sinon
Pour toutes et tous la vie serait bien plus agréable
Qu’actuellement dans ce système vraiment minable.
Alors profitons encore de ce que l’on peut prendre,
Ces petits riens de la vie qui peuvent nous détendre,
Un son, un goût, un paysage ou une odeur,
Les amis, un bon film ou juste une belle fleur
Et pour moi il y a forcément la musique.
Ces petits riens tous simples peuvent être magiques.

La journée de la procrastination.
Au commencement, la journée de la procrastination a préféré se reporter au lendemain. Le lendemain, au sur-lendemain. Et ainsi de suite. Et le dimanche, elle a décrété qu’il fallait se reposer, parce qu’elle avait quand même bien travaillé toute la semaine, à réfléchir chaque jour à comment reporter au lendemain ce qui était prévu pour le jour-même.
Arrivée au lundi suivant, son esprit était encombré de tous les impératifs du début de la semaine, si bien qu’elle a fini par oublier qu’elle devait se manifester pour être honorée par les humains.
C’est ainsi que, d’année en année, la journée de la procrastination s’est laissée porter par les flots de l’océan du temps, s’écartant progressivement du rivage, s’effaçant des mémoires. Dans son périple temporel, elle finit par rencontrer une tempête à la conjonction d’un retour vers le futur et d’un départ vers le passé. Elle fut engloutie dans les profondeurs et se transforma en un corps céleste. Elle aurait pu devenir une planète. Cependant, cela lui aurait demandé de remplir les papiers administratifs réglementaires, ce qu’elle reporta de jour en jour jusqu’à la nuit des temps ; mais par-dessus tout, notre journée céleste ne pouvait envisager de remplir un critère d’admission primordial, celui-là même qui a coûté à Pluton sa place de planète du système solaire. La journée céleste devait s’engager à nettoyer toutes les poussières qui l’habillaient et qui la tenaient bien au chaud. Il aurait donc fallu renoncer à son confort et qu’elle fasse le ménage, un mot abhorré de ses disciples et simplement inexistant dans la langue que la journée de la procrastination avait inventé au fil des siècles à force d’isolement et de soliloques avec elle-même.
Voilà la légende de la journée céleste de la procrastination telle qu’elle me l’a elle-même susurrée pendant un voyage onirique dans les limbes de l’espace-temps. Peut-être n’existe-t-elle que pour moi. Je n’ai jamais pu le vérifier : elle n’a jamais laissé de trace et mes recherches ont toujours fui du jour au lendemain.

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