Les bruits qui nous entourent

Liste non exhaustive de bruits de mon quotidien : le premier chant des oiseaux à l’aube comme une brève caresse au réveil, le café qui coule – qui a lui-seul a le pouvoir de me faire bondir du lit, le son des mouettes – qui me rappelle l’été, les vacances, l’océan, le cri des étourneaux en hiver – ça y est, c’est déjà la fin de journée, il est l’heure de rentrer, le vrombissement de circulation dense – qui génère stress et énervement, le bruit du couteau qui coupe les légumes sur la planche et l’eau qui boue à côté – qui apaisent les émotions, le vent dans les feuillages – qui donne une certaine idée du temps qu’il fait dehors. Bref, les bruits de la vie.
Les bruits nous offrent le délice de nous relier au monde. Ils remédient à l’inconfort, ils nous stressent comme ils nous apaisent, ils nous agacent comme ils nous font sourire, ils nous déboussolent comme ils nous guident.
Ils sont le baromètre de notre humeur : ils nous donnent notre météo intérieure du jour, ils nous aident à mieux connaître notre personnalité, ce qu’elle a de plus lumineux et de plus sombre, et ils nous apprennent sur notre façon d’être au monde.
Ils sont aussi notre boussole pour nous guider dans l’espace-temps – sans quoi nous serions désorientés.
Une vie sans bruit serait insipide et lisse comme un plat sans saveurs et un diamant sans éclat, un jardin sans oiseaux ni abeilles, une fête sans musique ni éclats de joies, une engueulade muette, des conversations vides de sens. C’est dans le vacarme que naissent les éclats de nos cœurs et les fausses notes. Même le silence a besoin de bruit pour exister, et il a, lui aussi, sa propre sonorité !
Les bruits montrent un monde vivant, grâce aux voitures, aux oiseaux, aux respirations et à plein de choses.
Les bruits peuvent énerver ou calmer.
Selon les bruits il y en a qu’on entend tous les jours, comme le réveil, l’eau qui coule, les voitures, mais il y a aussi plein de bruits qu’on ne connaît pas, quand on les entend pour la première fois cela peut nous faire réfléchir, nous créer des émotions.
Toutes les minutes les sons changent.
Il y a certains bruits bien spécifiques à des activités.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille le bruit fait partie de notre vie quotidienne.
Entendre les bruits des enfants qui jouent et les rires dans l’espace de jeu des enfants, ça fait du bien au moral.
Ce qui me dérange le plus c’est les personnes qui parlent trop fort dans les transports.
Il y a quelques années j’avais une voisine qui ne supportait même pas le bruit de mon aspirateur ou encore un enfant qui jouait dans sa chambre avec des petites voitures.
Je peux comprendre que certains bruits agacent, mais de là à reprocher à un enfant de jouer je dis non.
Pour moi, les bruits qui m’entourent, jouent un rôle plaisant, quand il s’agit de mes musiques préférées.
Ils ravivent des souvenirs comme une machine à remonter le temps qui me transporte à travers mes âges. Elle peut me faire remonter à ma petite enfance. Elle peut me rendre nostalgique comme la perte ou le départ d’une personne que je ne reverrai plus.
J’associe à tout deuil ou à toute absence, deux chansons intitulées "Alexandrie Alexandra" et "Magnolias for ever" de Claude François. A l’époque, je ne savais pas qu’il était invivable. J’ai pleuré sa mort. De nombreuses années après sa disparition tragique, il resta encore longtemps mon chanteur préféré. Il mourut en 1978.
A chaque fois que je vis de bons moments avec une personne chère, et que soudain tout s’arrête, ce refrain me touche énormément :
"Les sirènes du port d’Alexandrie
chantent encore la même mélodie
la lumière du phare d’Alexandrie
fait naufrager les papillons de ma jeunesse".
Que de nostalgie et de tristesse ! Cette musique, pour moi est émouvante. Elle me touche le cœur.
Il ne faut pas en abuser car autrement, elle devient un bruit nocif car répétitif !
Ce n’est pas les paroles qui me touchent le plus mais la voix du chanteur surnommé Cloclo.
Le bébé dans le rêve que j’ai fait cette nuit ne faisait pas de bruit, il parlait, et c’était déroutant, quasi flippant. Chaque matin je me réveille avec les bruits du quartier. Entendons-nous, ce ne sont pas eux qui me tirent du sommeil : ils m’accompagnent.
Voix fortes et indiscernables, des rires, jamais de cris, les moteurs bien sûr, les essieux des bagnoles innombrables qui se bousculent rue Anatole France... mais j’ai de la chance, avant tout ça, ce sont les oiseaux que j’entends ! Que se disent-ils ? peut-être qu’ils se contentent de chanter, qu’ils n’ont rien à raconter et qu’ils ne font que lancer leurs airs d’un toit à l’autre, des branches d’un arbre au sommet d’un lampadaire, comme ça, juste pour le plaisir.
Je suis toujours surpris par le raffut que font mes draps quand je m’y étire et que je les repousse pour me lever : je ne les ai pourtant pas entendus de la nuit. C’est comme si tout se réveillait en même temps que moi : ça grince, ça tape, ça cliquète, ça glisse, couine, vibre, vrombit...
Le plus inquiétant reste le bruit de la cafetière italienne : elle ronronne aimablement sur le feu, on se sent bien, on est large pour s’habiller et se préparer. Voilà que d’un coup retentit le "ploc" fatidique, que le café se met à monter dans un gargouilli qui ne cesse de s’intensifier et que le "pshiiiit" de la soupape indique que la pression dans la machine frôle l’intolérable : le temps nous est compté, quelque part entre les chaussettes et les derniers boutons du jean, on s’élance pour éviter le pire. Si les appartements sont petits, la distance qui nous sépare de la cafetière est toujours trop longue et c’est haletant, le pantalon sur les chevilles qu’on atteint in extremis le bouton du gaz.
J’écoute les oiseaux et les gens qui s’interpellent, j’essaye d’oublier les voitures et mon café n’est pas bouillu, je n’ai plus qu’à remonter mon pantalon et la journée pourra enfin commencer.
J’ai fait du gros œuvre en chantier et les bruits sont particuliers.(on s’y fait)
Ensuite, avec mon cousin des chantiers de placo.
Au début, il a mis de la radio, je lui ai demandé de changer, j’ai réussi.
Mais le son est mangé par le bruit.
Quand je suis chez moi, le silence est oppressant,
Je mets Fréquence Mutine au réveil ou du son.
Sinon on entend nos discussions.
Avec le trafic, le quartier est calme.
Trop à mon goût.
Le 27 Juin, "les fenêtres ouvertes" ( le Maquis) passe à Kerangoff
Pour réveiller et faire sortir le gens.
C’est très festif, gratuit et pour tous !
Ils vont cet été dans tous les quartiers
Et je vous conseille d’y aller.
Le silence est d’or, et le bruit c’est le métal.
La charentaise glisse sur le parquet, le café coule et crachote, la biscotte craque, la bouilloire s’énerve.
La journée démarre au rythme de ce rituel sonore, presque rassurant, qui accompagne le réveil quotidien.
Ensuite l’imprévu pourra surgir, les bruits du dehors et du monde envahiront l’espace et modifieront l’équilibre, mais pour l’instant je profite de ce temps suspendu, et je me dis que le silence est vraiment un luxe.
Le bruit est un son qui peut être indésirable voire une nuisance qui peut s’apparenter à une pollution sonore.
Je pense aux travaux de voirie qui bien que nécessaires nous saturent les oreilles et nous tapent sur le système quand ils durent des mois.
En droit, le bruit excessif, qu’il provienne de la musique ou de fêtes entre amis impose aux responsables des mesures de limitation pour ne pas être qualifié de tapage nocturne.
Le bruit des appareils ménagers est maintenant contrôlé et est un élément de vente pour les fabricants afin de soulager nos petites oreilles.
Il y a aussi le bruit qui court, rumeur, oui-dire, phénomène par lequel se propage une histoire avec ou sans fondement.
Le cri des goélands, parfois est un bruit ambiant mais aussi source de déplaisir comme les coqs qui dès le lever du jour nous cassaient les oreilles en se répondant les uns les autres, au point de fonder la BAC ( brigade anti coq) à l’aide de petits tas de cailloux.
Cependant, je ne me lasse pas d’entendre le bruit de la mer, du ressac, du clapotis qui me calme, me berce, me repose.
Les marteaux-piqueurs vont de l’avant à Recouvrance.
Comme toute la ville de Brest résonnant des travaux du tramway.
Merci au double vitrage mais est-ce que tous les habitants en bénéficient ?
Reste à subir la fatigue de ces sonorités désagréables.
Certaines personnes les supportent comme mon fils s’endormant à l’écoute de l’aspirateur !
Heureusement, quelques parcs comme le "Jardin des explorateurs" relativement paisibles.
Heureusement, les bords de mer où se mêlent des bruits naturels : cris des mouettes, drisses des mâts de bateau battues par le vent, va et vient des vagues.
Enfin, le choix de bonnes chansons, de musiques harmonieuses ainsi que l’accent breton savent nous ressourcer.
J’ai une super voisine du dessous.
Je pense qu’elle a fait des études de langue car elle a créé un nouveau mode de communication :
Taper frénétiquement contre les murs.
Loin d’être une technique d’homme des cavernes, c’est un art très subtil et souvent incompris.
Après tout, pourquoi laisser un mot dans la boite aux lettres, ou venir toquer à la porte, quand on peut simplement pilonner les cloisons.
Apparemment, nous ferions trop de bruit, ce qui la forcerait à employer ce mode d’expression.
Désormais, nous faisons donc bien attention à tourner les pages de nos livres tout doucement lors de nos soirées lectures.
J’ai également arrêté de marcher à même le sol ; je préfère me mettre en lévitation pour ne pas la déranger.
Mais ce qui est super avec ce mode de communication, c’est le mystère qui entoure chaque tambourinement :
Les murs portant le son, tout l’immeuble peut l’entendre, et on se demande tous : "Qui a réveillé la bête ?"
Écouter la nature. Être sensible à ce qui nous entoure, se laisser bercer par les bruits, le clapotis des vagues, le gazouillis des oiseaux. Mais aussi les bruits qui agressent, le bruit des voitures, la sirène des pompiers par exemple.
A la maison, le bruit des machines. Tout ceci nous donne une indication. Sont-ils normaux ? Y a-t-il un dysfonctionnement ?
Écouter sa petite voix peut être une information, une alerte, cela peut nous permettre de faire le bon choix, écouter son intuition.
Nous sommes entouré.es de bruits, ils sont présents partout, ils peuvent devenir gênants dans notre vie.
Les bruits font partie de la vie en société, mais il y a bruits et bruits : le bruit ambiant, la pollution sonore, les nuisances sonores …
Je suis toujours agacée et même plus par le comportement de certaines personnes venant s’installer à la campagne, et qui se plaignent par exemple du coq qui les réveille le matin, ou d’autres personnes qui louent ou achètent un appartement au-dessus d’un bar et qui ensuite s’insurgent contre les nuisances sonores.
Par contre je dénonce les conditions de vie des personnes qui vivent dans des logements ne bénéficiant pas d’une isolation phonique correcte, les cloisons entre appartements ne sont pas conçues pour garantir une intimité et conduisent à des conflits.
Quant aux bruits ordinaires, pour moi ce sont des repères qui rythment la vie car nous vivons en société avec les autres.
Les bruits pour moi jouent un mauvais rôle, car si c’est une musique, un son agréable on n’utilise pas le mot"BRUIT". Dès l’instant où on dit le mot "BRUIT", c’est pour évoquer une gêne.
Le bruit empêche de bien écouter et comprendre pour faire référence au précédent thème, s’il y a trop de bruit on ne peut pas se comprendre.
Après chacun a un seuil de tolérance différent, moi et ma fille on est sensibles au bruit et dès que le son est un peu fort, on est toute suite gênées et nous devons porter un casque anti bruit. Ma fille en porte un au collège régulièrement et pour moi c’est pareil au travail. Surtout qu’au travail des travaux doivent être faits car ça résonne beaucoup !
Le "BRUIT" cela paralyse, énerve, fatigue, donne des maux de tête... et cela peut vite devenir un handicap, un problème !
Le Bruit.
Le thème de nos écrits d’aujourd’hui m’a ramenée à ces mois difficiles pendant lesquels mon jeune voisin m’a vraiment harcelée à crier et à taper sur les murs disant que je lui "pourrissais la vie"...
Maintenant qu’il a déménagé, j’ai demandé aux nouveaux jeunes installés dans cet appartement si je les dérangeais. Ils m’ont affirmé que non.
Soulagement pour moi...
Mais deux reportages sur France Info découverts en zappant, m’ont fait réfléchir aux bruits des guerres
Je me souviens de Gaza constamment pilonée par les bombes israéliennes détruisant les immeubles et leurs habitants
Les pleurs éclatent, les recherches pour trouver les survivants s’intensifient alors qu’ils ne savent plus où aller. Le sanguinaire Netanyaou poursuit son projet de faire tout faire disparaître autour de l’état d’Israël sans que personne ne puisse le raisonner.
C’est effrayant.
En Ukraine aussi, le sifflement des drones explosant sur Kiev fait des ravages alors que leurs alliés semblent les oublier. Les abris sont précaires et certains n’y vont plus.
Là aussi Poutine, semble vouloir faire table rase partout où il passe.
Le bruit est exécrable, il rappelle le bruit des bottes dans les villes conquises pendant la 2ème guerre mondiale que nos générations précédentes ont traversée.
Le bruit est une atteinte à la liberté, la liberté collective de vivre dans un pays en paix et la liberté individuelle de vivre dans le calme entourée de sa famille ou de l’amitié.