La musique et nous

Adolescent, je noyais ma déprime en écoutant, avec le walkman que m’avait offert mon oncle, des choses très sombres, "The Cure", Bauhaus, Joe Division, etc. Près de moi est souvent passée l’ombre du suicide en ces jours-là.
Dans la chambre d’à côté, mon frère avait choisi un autre plaisir auditif. Des notes de bruits, provenant de sa chambre et du Teppaz qu’il s’était arbitrairement octroyé, s’échappaient sans fin entre nos murs.
Cette musique me provoquait (et me provoque toujours) des crises d’urticaire.
Elle est simpliste, répétitive, sans charme.
L’usage des drogues, c’est elle.
La K-pop, c’est elle.
ZAZ, c’est elle.
Quand un shériff se fait abattre, c’est elle.
Les malheurs du monde, c’est elle.
Mais quelle est cette musique maudite. De quel son devons-nous nous prémunir ?
Le reggae. Je hais, je déteste, j’abhorre, le reggae
NB : Ce texte est à prendre au second degré (bien sûr, bien sûrrr..!)

Pour moi la musique ce sont des chansons et une chanson de Clo-Clo disait autrefois "c’est toujours la même chanson..."
Et c’est vrai, comme je le réalise maintenant, en repensant à celles toujours nouvelles, mais toujours semblables par le thème "amour toujours" que j’ai écoutées jusque ma 5e décennie et plus mais en devenant ignare devant les nouvelles générations.

Aujourd’hui je voudrais tellement me souvenir d’une chanson d’amour triste que chantait ma mère en toute occasion. Les paroles sont oubliées depuis longtemps et même l’air m’échappe totalement...

Mon premier spectacle c’était Claude François que j’ai entendu à 15 ans quand il a chanté dans le joli théâtre de Morlaix.
Mais une secrétaire de la mairie a dit à ma mère qu’il avait chanté en playback. Ouh !

J’ai vécu la période des "yéyé" un transistor à la main sans m’attacher à personne.

Le 1er chanteur qui m’a intéressé c’est avec sa chanson "Tombe la neige etc. etc. etc." Adamo. C’était pendant l’été 1964, ma copine et moi, collées au bac dès juin, avions été recrutées par une grand-mère pour travailler dans son petit hôtel restaurant voisin de chez nous, la Roseraie.
En fait de travail, nous n’étions pas débordées et heureusement car nous n’avions ni formation, ni la moindre expérience.
Les après-midis nous restions dans la baraque en bois, notre "chambre", et c’est là que j’ai découvert les disques de la petite fille de la patronne.
Et alors ..."Tombe la neige"... en boucle interminable, et reçu en cadeau à la fin de la saison. D’autres chansons m’ont bien plu un peu plus tard et d’autres plus bêtes.
Par la suite j’ai écouté les valeurs sûres et Georges Brassens en particulier.
Un goût très éclectique en somme.

Vers la quarantaine j’ai découvert Joan Baez dont la voix et la musique étaient si belles, même si je ne comprenais pas les paroles. Et Mannick, et ses chansons vécues... dont j’apprends aujourd’hui même un peu de son histoire...

Je ne veux pas oublier le Boléro de Ravel écouté un après-midi en 1966 ; mon père était dans sa chambre, alité par cette maladie affreuse dont il est mort. Mais il a écouté religieusement le Boléro que nous entendions pour la première fois. C’était un choc bienfaisant.

La Musique.
(adoucit-elle vraiment les mœurs ?)

J’ai eu la chance, avant mes 10 ans, de découvrir AC/DC
Une révélation !
Je les écoute encore de temps en temps
Et ça me donne encore des frissons.
La musique est indispensable
J’en écoute du matin au soir.
Mes inspirations viennent du ryth’m blues,
Du rock, du punk rock, du ska.
Mais j’écoute toutes les musiques du monde.
Elle a de nombreux pouvoirs : elle permet de se réunir, de danser, rêver, survivre, se transcender.

Elle est éternelle et magique

C’est une question que je ne me suis jamais posée !
En fait, la musique m’accompagne sans que j’y pense vraiment, elle fait partie de mon quotidien. Émotions, calme, énergie, plaisir, partage, rêve ...

Un grand plaisir : une association m’a confié pendant 10 années la programmation musicale d’une fête de trois jours.

Une découverte : le projet DEMOS qui s’adresse à des enfants issus de milieux populaires de 7 à 12 ans, ce projet leur fait découvrir la musique classique et la pratique d’un instrument.

Un regret : ne pas être encore allée une seule fois au Hellfest.

Une surprise : assister à un battle entre un beatboxer et une chanteuse lyrique.

Et des beaux moments : un des derniers concerts de Bashung, de Léo Ferré, des concerts mémorables de Frank Zappa, Neil Young, Van Morrison et avoir participé à la mise en place des lumières pour un concert de Johnny Clegg.

La musique relie le monde, relie aux mondes.

Dormir sans rideau
Réunir sans marée
Militer sans ami
Fabriquer sans califa
Solidifier sans sol
Laminer sans ola
Simuler sans souci

Friedrich Nietzsche, le philosophe du 19 Siècle a dit : " Sans la musique la vie serait une erreur". La première fois que j’ai découvert cette citation, je me disais pourquoi il a dit cela ? C’est après avoir écouté une musique qui m’a transporté au-delà, et c’est là que je commençais par comprendre cette citation de Nietzsche. En effet, ce jour-là, c’était une musique qui m’a donné une sensation forte dont je ne connaissais pas les paroles mais je pense que les instruments joués donnent un rythme et qui m’emportaient, là je ne pouvais pas rester sans rien faire. C’est alors que j’ai commencé par comprendre et danser, comme le dit Jean Jacques Goldman dans l’une de ses musiques : "Quand la musique est bonne ! bonne ! bonne !..."
Eh bien ! lorsque la musique est bonne, il faut seulement suivre le rythme...car la musique ne connaît pas de frontière :)

Toi aussi t’écoutes du grind core ?
Pas vraiment, j’écoute pas trop de musique en fait...
Je rencontre ce type une semaine après le concert, au pub. J’y suis avec des copains à râler sur un mauvais match quand je vois arriver Marie. Elle était aussi au concert, je la croise pas souvent, on se connaît à peine mais on se salue toujours. Elle est avec ce gars qui s’appelle Nico, elle nous lâche une minute et on parle du seul truc qu’on a en commun : le groupe qu’on a vu jouer le week-end précédent.
"Grind dépressif" : Ça m’a toujours amusé cette façon qu’ont les groupes des scènes alternatives de définir leur style, ça ne sent jamais le sérieux. De "l’émopunk sous-vitaminé" au "rock-band d’arrière-cuisine" il y a des paysages entiers.
J’insiste là-dessus auprès du Nico et il embraye :
"- Ouais, c’était un début de grind..."
Je suis tombé sur un spécialiste.
"Ah, peut-être, je t’avoue que je ne suis pas trop capable d’en juger, ma seule référence en grind, c’est Napalm Death.
Eh, c’est déjà pas mal, c’est les inventeurs du genre !"
Ça étonne souvent que je dise que je n’écoute pas vraiment de musique, notamment quand je me retrouve à évoquer les sous-genres anecdotiques de styles déjà marginaux que j’ai vus se produire dans des remises de PMU oubliés, des boutiques aux reconversions hasardeuses, des appart’ mal rangés ou des bâtiments en train de s’effondrer.

La musique, c’est aussi pour moi une chanson avec un refrain et des couplets. A l’école, on avait des cours de musique. C’était principalement de la musique classique. Mais nous avons eu aussi Renaud "Mistral gagnant" et Jean Ferrat "Nuit et brouillard".
Pour la messe d’enterrement de ma mère en 2009, il y avait la chanson "Prendre un enfant par la main" de Yves Duteil. Moi, j’avais ce jour-là une musique dans ma tête de Mylène Farmer "Si j’avais au moins ..." Et quelques jours après, je me suis précipité pour aller acheter le cd 2 titres.
Question musique, je suis très éclectique mais il ne faut pas que ce soit trop violent, ni trop angoissant.
Il y a aussi des musiques entêtantes qu’on ne sait pas si on n’aime vraiment ou pas, comme récemment "Espresso" de Sabrina Carpenter et "APT" de Bruno Mars et Rosé. Si possible à éviter !
Moi, j’aime aussi le silence car dans le silence, la musique vient intérieurement. Je préfère souvent la musique que j’ai envie d’écouter que celle qui nous est imposée. Certaines personnes très très âgées ne ressentent pas le besoin d’écouter de la musique, elles préfèrent le silence. En disant cela, je pense au père de mon ami Claude qui a fêté ses 100 ans le lundi 10 novembre. Il n’est pas très bavard. Il a toute sa tête. Il se débrouille bien avec son déambulateur pour se déplacer. Il ne se plaint pas !

La musique
Pour ma part cela me donne de l’énergie ou me calme.
Quand je fais mon ménage je mets de la musique qui fait danser.
Quand je veux du calme ou m’apaiser, j’écoute une musique plus douce, qui me donne envie de dormir.
Mais la musique actuelle me casse les oreilles car elle n’a pas de sens pour moi.

Quelques notes, deux ou trois mesures, le début d’un refrain... et voilà l’émotion qui nous étreint, venue de loin.

Parfois on ne sait même pas tout à fait bien d’où. On cherche, on cherche... A quels souvenirs perdus, à quels visages effacés sont-elles associées ? Comment peut-on être autant bouleversé par un accord de piano, le son d’une voix, un riff de guitare ?

Mais parfois, on ne sait pas davantage pourquoi, c’est le souvenir tout entier, intact, qui surgit, sauvé par le pouvoir de la mélodie. Tout est là à nouveau : l’instant, le lieu, les gens...

La musique a gagné. Elle est plus forte que l’oubli.

On dit que "La musique adoucit les mœurs". Ce proverbe viendrait de Platon. Ben je crois que Platon, il devait pas écouter la nouvelle vague de punk français des années 2020.
On peut entendre des phrases comme "Jaguar, Ferrari, Mercedes, Bugatti : tout ça brûle très bien", "On va racketter la bague de Kim K" ou encore "les gros pavés tout durs qu’on balance sur la flicaille" chez des groupes comme Poésie Zéro, Irracible ou Joey Glüten.
Du coup Platon, si tu m’écoutes : tu devrais sortir un peu de ta grotte et aller à des concerts punks. Je pense que tu en as bien besoin !

La musique peut nous transporter dans un autre univers, bonheur ou tristesse, rêve ou réalité. Quand j’étais à Paris, j’aimais écouter, dans les couloirs du métro les divers musiciens qui se produisaient. C’était parfois un vrai régal même si pour eux c’était peut-être un moyen de survivre. Actuellement la musique constitue une présence, elle évite le vide, le silence. C’est du Jazz ou du classique, en fait ce qui est diffusé sur France musique.
Je ne l’écoute plus pour les messages qu’elle peut transmettre mais pour l’apaisement qu’elle apporte.
La musique était pour moi liée à la chanson à "texte". Brel, Brassens, Barbara, Ferrat, Ferré occupaient nos soirées.
Maintenant, je suis incitée par ma petite famille à écouter d’autres musiques comme le RAP ; j’avoue que ce n’est pas ma tasse de thé et même si un message est transmis, il m’est difficilement audible car je ne comprends pas la moitié des paroles.
La musique reste néanmoins présente dans ma vie et "quand la musique est bonne, bonne, bonne "elle peut, peut-être guider nos pas.

De Marie Laforêt à Led Zeppelin
En passant par Brassens, Bob Marley ou les Rolling Stones
J’ai aimé tous les styles de musique.
Je crois être restée un peu bloquée sur les années 70-80 et leurs chansons engagées.
Une préférence aussi pour la musique celtique qui me fait vibrer ; c’est sans doute héréditaire ?
Je ne joue d’aucun instrument, cela manque à ma culture.
Longtemps, le piano m’a attirée ; aujourd’hui, ce serait plutôt le tam-tam.
Mon dernier concert l’an dernier à La Carène : la brésilienne Flavia Coelho.
Elle m’a confirmé : la musique est une invitation au voyage, loin du réel.

La musique, je l’associe à des chansons puis des chanteurs. Je suis allée jusqu’à Nantes pour un concert avec des amis et ma fille, alors que j’habite Brest. Cela m’a donc permis d’en profiter pour découvrir la ville et passer un bon moment. Cet exemple montre que la musique rassemble. Dans un concert, ce qu’il y a de bien, c’est qu’il y a plein de gens de différents horizons et on est tous là pour passer un bon moment, peu importe qui tu es ! Pas de jugement, en cette période je trouve que cela manque !
Par contre chez moi je n’écoute pas souvent de musique et je suis plus attentive aux textes à ce qu’ils dégagent, ce qu’ils racontent que vraiment la musique. La musique pour moi c’est plus occasionnel pour des moments de fêtes et de partage. Il y a aussi plein de chansons qui remémorent des souvenirs.
Du coup est-ce qu’on parle de musique ou de chanson ? une chanson sans musique ce n’est pas vraiment une chanson. Par contre on peut écouter juste de la musique, des instruments. Alors pour vous la musique c’est juste les sons des instruments ou c’est un tout ?

La Musique.

Que serait la vie sans la musique ? Que serait MA vie sans la musique ?

Que je l’écoute, la joue ou vois quelqu’un la jouer, la musique est tout pour moi !
De la passion à anxiolytique en passant les souvenirs, qu’ils soient bons ou mauvais, l’ambiance ou l’excitation, le travail et la création, le partage et l’isolement, le défouloir ou l’apaisement, et tant d’autres choses encore.

La musique peut accompagner tellement de belles chansons, qu’elles soient romantiques, drôles ou militantes. Il en faut pour tous les goûts bien entendu.

Et quel bonheur que d’aller voir des concerts ! Que ce soit un petit groupe irlandais dans un pub, Thiéfaine à la Carène ou AC/DC à Paris, ces moments sont magiques et restent gravés !

Mais qu’elle sorte de mes enceintes, de mon casque, de ma guitare, de ma batterie, de mes synthés ou de la sono de la scène, je ne pourrais jamais m’en passer !

Pour moi la musique est une drogue, la meilleure de toutes les drogues, et elle ne me fait et procure que du bien ! La musique m’est vitale !

Alors LET THERE BE ROCK !!!

La musique accompagne notre vie pour des moments heureux, tristes ou nostalgiques.
Dans certaines circonstances, elle apporte du réconfort. Elle peut aussi nous booster, nous bousculer, nous faire voir la vie du côté positif.
Mais comme dans toute passion il peut y avoir des débordements, car écouter une chanson ou une musique en boucle et à tue-tête peut être dérangeant pour l’entourage.
La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres.

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