Contrastes photographiques

Deux photos de Fanch The System (salarié de Infini) comme point de départ pour écrire ....
Sur cette photo, cette dame me fait penser à de la sagesse, de la gentillesse
Et un peu de tristesse.
J’aime aussi sa curiosité, son humilité et sa simplicité.
Elle semble aussi un peu perdue.
Elle doit en savoir des choses...
J’ai envie de m’asseoir à côté d’elle et de discuter.
Comme les gens le faisaient souvent à une époque.
(à moins que je ne tombe sur Carmen Cru)
Chasser le naturel, il revient au galop.
Et nous revoilà dans les backrooms, contrairement à la salle précédente celle-ci est très obscure. L’on distingue bien au fond une autre salle plus lumineuse, mais pour la traverser, il nous faut passer devant cet inquiétant enfant en tricycle. Mon compagnon l’a immédiatement nommée " le couloir shinning". Nous avons peur de cet enfant, il est trop mignon, trop sage pour être inoffensif et ces ombres au fond n’inspirent pas non plus la grande confiance. Nous ne nous en sortirons peut-être pas vivants cette fois...
NB : Un immense merci à Feldup (créateur de contenu sur internet et musicien d’un grand talent) pour ses vidéos qui m’évitent de passer pour un gros boomer quand je discute avec des personnes nettement plus jeunes que moi.
Moi j’aime bien tous ces mouvements. Je me pose là avec mon caddie. Je me fonds dans le décor. Je regarde. J’écoute. Ça bouge, ça s’agite, ça se croise, ça crie, ça rit...
Le bruit de la vie est là, tout près. Ça fait du bien. C’est comme si je faisais à nouveau partie du monde. J’observe de l’un à l’autre. Que se disent-ils ? Où va-t-elle ? Tiens, ils ont l’air de se connaître... C’est la même famille ? Il a l’air pressé, lui !
Alors, je prends mon temps, et quand je rentrerai chez moi tout à l’heure, je serai moins seule. Mon caddie sera chargé de souvenirs et de vrais trésors.
Dans un hall sombre où une famille part à la recherche de la lumière du soleil, sous un éclairage agressif se tient un petit bonhomme.
Il est seul. Roule-t-il vers cette lumière ou attend-il la venue de passants à qui montrer son drôle de véhicule et son aisance à s’en servir ?
Rêve-t-il à cet extérieur prometteur pour une escapade en liberté ?
Est-il poursuivi par ce grand qui veut atteindre le bout du chemin avant lui ?
Nous n’aurons pas de réponse, c’est juste un instant de vie sous l’œil du photographe.
Assise sur une barre, une dame attend. Elle attend quoi ? Elle attend qui ? Qu’importe, elle attend.
Elle se crispe un peu. Elle n’est pas souriante. L’attente semble longue. Elle est aux Capucins. A l’intérieur, les gens s’amusent. Cette dame préfère s’isoler. Elle est soucieuse. Elle fuit les gens. Et pourquoi ?
Elle ne semble pas trouver sa place !
Elle regarde dans une direction. Elle regarde quoi ? Elle regarde qui ? Qu’importe ! Rien ne la passionne ! Même pas ce qu’elle regarde ! Elle s’en fiche ! Elle est passive. Elle regarde sans vraiment regarder. Quelle tristesse !
C’était un dimanche en fin d’après-midi, je venais de passer un agréable moment avec des amis. Nous étions aux Capucins. Je les quitte et me dirige vers la sortie, prise dans mes pensées, je ne m’aperçois même pas du chemin que j’empruntais. Quand soudain, je ne sais pour quelle raison je me stoppe net dans le hall, il était sombre, on voyait juste au fond un peu de lumière de dehors et quelque silhouette. Je sens comme quelque chose d’étrange, la peur m’envahit... Pourquoi ? Que faire ?
Si je sors et qu’on me suit, je serai seule, mais je ne peux pas rester là sans bouger dans ce couloir sombre.
Je décide de faire demi tour, et d’aller dans un endroit où il y a du monde et de la lumière.
Quand tout d’un coup je sens une main sur mon épaule, je pousse un cri. Les gens autour, même le garçon qui se trouvait sur un quart, se retournent.
La personne me dit : " Ça fait 5 minutes que je t’appelle et te cours après, tu as oublié ton téléphone ! "
C’était Fred un de mes amis, je lui ai dit : "Tu m’as trop fait peur ! " Et je le remercie aussi ! Après on a ri, quelle tête en l’air, et puis je suis rentrée chez moi.
L’enfant :
Depuis tout petit je fuis la nuit,
Sincère je fonce vers la lumière,
Pour sortir du noir avec l’espoir
De vivre enfin le grand soir.
Un cliché, une photo en noir et blanc. La scène semble figée : une femme assise sur un support métallique, recroquevillée sur elle-même, les mains croisées, un caddie rempli d’affaires à côté d’elle, elle se protège, elle cherche du regard. Attend-elle quelqu’un ?
Peut-être un nouveau départ ! Il ne faut pas baisser les bras.
Qu’en pensez-vous ? Suis-je en détresse ? Ou est-ce que j’attends tout simplement le bus pour rentrer chez moi et déballer mes courses.
Il faut positiver et aller de l’avant.
« Attendez-moi ! » crie le jeune garçon dans la carriole à deux roues qu’il manipule avec dextérité.
Il veut rester jouer encore dans ce grand couloir devenu vide maintenant tandis que sa jeune sœur et sa mère se rapprochent de la porte vitrée de sortie.
Son père aussi l’attend tout près avec sa bicyclette.
L’enfant est partagé entre l’envie de rester encore un peu et celle de ne pas se sentir abandonné dans cet espace des pas perdus.
Prête à le rejoindre, moi qui suis chargée de boucler les portes, je le vois tout à coup filer vers la sortie et la lumière du jour. J’ose espérer que je n’allais pas me mettre bêtement en colère envers un gamin qui s’amuse comme de tout ce qui n’est qu’enfantillage d’ailleurs.
Avouons que, au-delà de la porte close même vitrée, le parc boisé et ensoleillé est finalement aussi tentant pour faire de la bicyclette que pour prendre l’air en fin de journée.
Marthe
Marthe attend, elle guette, le visage tourné vers sa gauche, comme si elle attendait un bus un car, une voiture ou quelqu’un qui ne vient jamais.
Elle semble revenir d’avoir fait des courses qu’elle a rangées dans son chariot.
Elle est assise sur une barre qui lui sert de banc pas très confortable.
En fait, elle est là tous les jours, elle reste une heure ou deux et puis elle s’en va.
Marthe ne parle à personne, personne ne lui parle, c’est un peu comme si elle faisait partie du paysage.
On peut ainsi dans notre société se fondre dans le paysage sans que personne ne s’interroge, ne s’inquiète.
Un jour Marthe ne viendra plus et peut-être qu’à ce moment-là, son absence interrogera mais il sera trop tard, Marthe aura attendu en vain.
Bienvenus Brest-City ! La ville de tous les excès.
La guerre de gangs qui voit s’affronter Yannicks et Ti-Zefs fait toujours rage aux Cybershops des Capucins.
Besoin de vitamine D ? Trouvez le ripperdoc le plus proche de chez vous en vous rendant dans le cyberspace !
Mais s’il vous manque quelques crédits pour boucler la fin de mois, retrouvez un fixer dans une agence France-Job.
Et une nouveauté chez la corpo CyberBreizh : la prothèse d’estomac permettant de digérer les Kouign Amann nucléaires.
C’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve demain dans la cité des RÊVES !
La dame :
Toujours seule sur son banc,
Ainsi va la vie, quand on vieillit,
Il est grand temps de sortir du rang,
Pour oublier l’âge et se faire des amis.
Après avoir fait un voyage d’un an, je reviens chez moi.
Je me demande si je me suis pas trompée de route. Car dans mon souvenir le plus lointain je n’avais pas traversé ce tunnel si sombre.
Dans ma tête je me dis que ce n’est pas grave car je vois cette lumière au loin.
J’avance petit à petit peut-être que c’est un autre pays ou peut-être que c’est chez moi, mais c’est pas grave je verrai d’autres personnes. En avançant je me dis aussi que peut-être que les choses ont changé et que la vie est meilleure.
Tout ce que j’avais quitté et si ce n’était qu’un rêve finalement !
Sur cette photo, on voit une dame assise tenant un caddie et tournant sa tête vers le côté droit.
Peut-être, qu’elle est un peu fatiguée et qu’elle prend son souffle.
En regardant, le côté droit, elle pourrait se demander, combien de kilomètres il reste à parcourir.
Confiante d’arriver à destination.
Son calme inspire des gens qui sont dans cette situation.


Messages
1er mai, 20:28, par Cécile Brière
Bravo au photographe qui a capté des instants qu’il peut partager. Bravo aux écrivain.es que les photos ont inspiré.es. Sur mon petit écran de téléphone, j’ai vu une statue inca ! Devinez de quelle photo il s’agit ?
7 mai, 19:04, par Michelle
J’adore la référence à Carmen Cru et son fameux caddie, véritable caverne d’Ali Baba !!