Du travail !

1 | (actualisé le ) par Andrée, Françoise, Monique A, Nadine, Patrick, Sandrine

Il y a tant à faire autour de nous qui n’est pas fait parce que ce n’est pas rentable directement. Donc il y a du travail !
Il y a tant de personnes qui ont de l’énergie et des compétences non utilisées, non reconnues. Donc il y a des travailleurs en puissance.
Il faut que se rencontrent les personnes sans emploi - elle veulent travailler, c’est une question de dignité - et les besoins localement non assurés. C’est le projet "Territoires zéros chômeurs longue durée", et même s’il coût un peu (margé le transfert du budget social vers le soutien économique) il coûtera toujours moins que de laisser des milliers de personnes en manque, en jachère, en dépression parfois.
Entre les chiffres et les êtres, priorité aux êtres, c’est une question de civilisation. Alors du travail, et pour tous !

Je voudrais travailler parce que je suis courageuse et que je veux me rendre utile. Si je pouvais travailler, je travaillerais, mais ma santé ne me le permet pas pour le moment. Je ne peux pas travailler avant 2022. Les médecins ne veulent pas, et ma santé non plus...

Il est important de travailler pour prouver qu’on est capable de faire quelque chose.
Avoir confiance en soi pour être inséré dans la société.
Ne plus se sentir à l’écart, avancer ensemble, partager des savoirs et s’unir.
Ne plus être en demande. Ne plus quémander.
Être acteur de sa vie.
On a tous en nous des compétences à partager pour grandir.
Casser le cercle infernal de la pauvreté.
C‘est en travaillant qu’on retrouve de la dignité.

Le travail c’est le plus important. Cela permet de ne pas déprimer, d’avoir une vie sociale, de sortir de chez soi, de rencontrer du monde.

Avoir ou ne pas avoir un travail.
Quand on en a un, ce devaient « normal » ?
Quand on le perd, cela bouscule perturbe la vie . Et quand on en retrouve pas, rien n’est plus comme avant.
Et quand on n’en a jamais eu …
Le travail apporte un salaire, mais pas que. Toucher des aides ne procure pas les mêmes effets qu’un salaire. Mais ces effets n’entrent pas dans des statistiques.

J’ai 52 ans. Je suis chômeur depuis 8 ans. Je sais que j’ai des compétences car j’ai travaillé 10 ans dans une usine de revalorisation des déchets, et j’ai souvent eu des compliments sur la qualité de mon travail et de ma présence : soin et habileté dans l’exécution des tâches demandées, régularité, contacts faciles avec les autres grâce à ma bonne humeur . . . et voilà, l’usine ferme . . . et je suis « au chômage » . . . chômeur depuis 8 ans . . . chômeur ! Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ? Pourquoi me lever le matin ? Je suis inutile, laissé pour compte, un peu comme les déchets que je me suis efforcé de recycler pendant des années . . . Humiliations . . .finances familiales en détresse . . . pour les enfants, plus de vacances ni de gâterie pour leur anniversaire, . . . et que répondre à mon fils quand il me demande : « Papa, qu’est-ce que je dis aux copains quand ils me demandent « Qu’est-ce qu’il fait, ton père ? »