Quand on veut on peut ?

(actualisé le ) par Andrée, Brigitte, Gwendoline, Hervé, Marie-Claire, Monique , Nadine, Sandrine, Valérie

Quand on veut peut ?
Oui et non, de fois on veut vraiment on essaie, on ressaie mais on y arrive pas donc au lieu de se battre dans le vent il vaut mieux dire stop. Plus tard ça fonctionnera peut-être.
Et puis certaines fois on est surprise, on ne pensait pas pouvoir et finalement on y arrive on est fière.

Je n’aime pas du tout cette expression "Quand on veut, on peut" parce qu’elle justifie l’individualisme. Les gens les plus aisés expliquent ainsi leur réussite, oubliant qu’ils ont bénéficié de bonnes conditions d’éducation, d’instruction, de logement, de soins etc ...
Par cette expression on ramène les plus pauvres au fait qu’ils n’ont pas de volonté de s’en sortir puisqu’ils sont encore pauvres. Ce n’est pas parce qu’on veut qu’on peut, on sait qu’il faut plusieurs générations pour sortir de la pauvreté. Cette expression sous-estime le poids de la pauvreté, de l’insalubrité des logements, de la maladie, de l’ignorance, de la solitude.
Donc, je n’aime pas du tout cette expression qui est une forme de mépris pour les plus démunis en les ramenant à leur incapacité à ne pas vouloir et à ne pas pouvoir.
Seule la solidarité nous permet d’oser et de pouvoir.

Pour moi oui quand on veut on peut. Moi j’ai voulu aller en formation de remise à niveau au Greta , ça me tenait à cœur. Après un grand travail sur moi j’ai réussi l’année dernière à y aller. J’ai un handicap depuis une opération et j’ai du mal à marcher depuis. J’ai été obligée d’avancer et d’avoir plus confiance en moi pour faire une remise à niveau en maths et en français et pour apprendre à apprendre. Mon problème était d’y arriver avec le français et les maths et maintenant au bout de 6 mois de formation et grâce à l’atelier lirecrire, maintenant je vais aller vers une autre formation pour recherche d’emploi .
Yes, je suis ravie et contente de moi. J’ai dû faire un travail sur moi-même j’ai voulu et j’ai pu !

Quand on veut on peut, cela fait partie des phrases toutes faîtes qu’on dit de façon automatique, systématique, sans réfléchir et sans savoir si vraiment c’est possible. Il faut tenir compte de tous les paramètres.
Il y a des situations où cela est impossible, Par exemple la maladie, l’handicap etc...
Il y a le contexte quand on se trouve englué dans ses problèmes, la tâche paraît insurmontable.
A ce moment là, il est vrai aussi qu’on peut y arriver quand on s’en donne les moyens, mais il faut se faire aider et accepter de se faire aider. Ce n’est pas toujours facile.

Quand on veut, on essaye de chercher les solutions pour arriver à ce qu’on souhaite ou au moins un début de solution.
Quand il y a des problèmes qui ne peuvent pas être résolus à son niveau, il faut alors rechercher de l’aide auprès d’autres personnes.
Mais "Quand on veut, on peut" n’est pas toujours vrai quand les difficultés sont trop importantes et indépendantes de notre volonté.
Le champ des possibles n’est pas le même en fonction des conditions de vie de la personne.

Quand on veut, on peut ? pas toujours.
Ça dépend dans quelle situation on est.
Ça dépend aussi de notre état d’esprit, si on est fatigué.
Il y a aussi la santé, on ne peut pas faire ce qu’on veut si on a des problèmes de santé.
Quand on est disponible on peut et parfois si on n’est pas disponible on ne peut pas même si on veut.
On essaie de faire, on fait le maximum pour faire quand même ce qu’on veut.

Quand on veut on peut... Cette "formule" devenu un dicton ressemble plutôt à une affirmation péremptoire que l’on destine à quelqu’un d’autre que soi, le plus souvent. Peut-être rares sont les personnes qui s’adressent ce dicton à elles-mêmes sinon pour se donner un but.
Dite sur un certain ton avec la question, "tu ne crois pas ?" ce pourrait être un encouragement quand on progresse dans la réalisation d’un projet. Mais l’expression seule est aussi culpabilisante : on veut, mais on ne peut pas.
Mais pour pouvoir réaliser un projet, par exemple, il faut sans doute une certaine volonté, et aussi s’en donner les moyens et surtout avoir de la persévérance pour tenir bon pendant tout ce chemin de réalisation.
Il me semble que c’est dans la persévérance que la volonté agit et que le pouvoir d’agir devient alors fort.
Etre volontaire, n’est ce pas continuer à agir pour pouvoir réaliser son projet ?

La vie est faite de petit tracas, on nous met souvent des barrières et pour avancer il faut se dire quand on veut on peut.
Quand on est une personne qui vit dans la précarité cependant on se dit souvent qu’on n’y arrivera pas. Je pense pourtant qu’on peut avec un peu d’imagination, on détourne le problème pour obtenir ce qu’on veut.
Cela reste compliqué quand on est dans une situation de précarité, de pauvreté, mais on ne baisse pas les bras on continue à avancer.

Celui ou celle qui peut, qui réussit c’est parce qu’il elle s’est efforcé.e d’y parvenir et celui celle qui ne réussit pas c’est parce qu’il n’a pas suffisamment voulu ou essayé ? C’est terriblement culpabilisant !
Car si on ne peut pas, on serait donc totalement responsable de ses échecs car on n’aurait pas voulu suffisamment !
Réussir, pouvoir n’est pas une simple question de volonté car pour soutenir un effort il faut des conditions de vie correctes.
Donc NON quand on veut, on ne peut pas ...toujours
Notre société est profondément inégalitaire, donc agissons ensemble pour que de réelles mesures sociales, économiques, culturelles soient prises pour plus de justice, plus d’égalité et ne parlons plus d’égalité des chances mais d’égalité des possibles.