Les femmes et la pauvreté (2)

par Andrée, Frankas, Guy, Gwendoline, Monique , Patrick, Sandrine, Valérie

Après le récit de moments vécus, voici le partage de paroles à partir de données sur le thème « Les femmes et la pauvreté ». Des chiffres et des êtres..

Données 1 / Pouvoir de vivre

Une famille monoparentale sur cinq vit au dessous du seuil de pauvreté. Dans 80% des familles monoparentales, c’est la femme qui réside avec les enfants. Et dans un cas sur trois elle est sans emploi, et alors, les trois quarts vivent en situation de pauvreté.

C’est vrai que c’est d’autant plus dur pour ces mères seules avec des enfants. Souvent elles ne peuvent pas travailler ou à temps très partiel avec de grosses contraintes de temps.

D’ailleurs même en couple, les femmes ont souvent des métiers difficiles, sous-payés et parfois avec des horaires incompatibles avec la vie de famille, alors elles travaillent quelques heures et ne ramènent pas assez d’argent !

Le pire, c’est que les parents dans ces situations précaires se sentent coupables de ne pas faire réussir les enfants.

En plus elles sont plus émotives que les hommes, ou ce sont les hommes qui montrent moins...

Mais ce sont les femmes qui souvent se sentent plus responsables. Et c’est renforcé par le fait que, par exemple, quand il y a un problème à l’école c’est la maman qu’on appelle. Et au papa on dit des choses plus positives...

Oui et en cas de divorce le juge donne plus souvent la responsabilité des enfants à la maman. Certains papas voudraient davantage s’impliquer. Il est important qu’ils le soient , au quotidien, de façon équilibrée (courriers, rendez-vous, réunions,...). Le divorce peut générer des difficultés financières pour la maman.

On voit bien que la charge mentale de la pauvreté est portée surtout par les femmes.

Données 2 / Pouvoir d’achat

Près d’un tiers des familles monoparentales n’ont pas de ressources suffisantes pour couvrir leurs dépenses et équilibrer leur budget. Cette difficulté ne concerne que 18,3 % des couples avec deux enfants. De la même manière, près d’un quart des familles monoparentales, contre à peine 7 % des couples avec deux enfants, font face à des restrictions de consommation en raison du manque de moyens financiers. Ces restrictions peuvent se traduire par le fait de ne pas avoir pu prendre un repas au moins une journée dans les deux dernières semaines ou encore ne pas pouvoir maintenir son logement à bonne température. Les familles monoparentales sont aussi celles qui déclarent le plus (13,2 %) connaître des difficultés liées au logement telles que le surpeuplement, la taille du logement trop petite, des difficultés à le chauffer, l’humidité ou encore le bruit.

On a de plus en plus de mal.

Les prix augmentent, surtout en ce moment pour le gaz, l’électricité, l’essence, et ça va augmenter aussi pour l’alimentation du quotidien (pain, pâtes, légumes, fruits...) !
Les revenus ne suivent pas l’inflation.

Cette réaction montre que les chiffres globaux (ces dernières années le pouvoir d’achat a un peu augmenté, en moyenne) sont contredits par la situation vécue par les familles les plus pauvres. Les moyennes ne veulent pas dire grand chose !