Confiance ?

1 | (actualisé le ) par Andrée, Françoise, Guy, Monique , Nadine, Patrick, Sandrine, Valérie

Jusqu’à présent je n’avais pas confiance en moi, car on me disait toujours que je ne valais rien ou pas grand-chose et que je ne ferai rien de ma vie.
J’ai repris confiance depuis quelques années grâce à ATD quart monde car on nous confie des missions et grâce à cette marque de confiance je prends confiance en moi.
La confiance qu’on donne à ses amies est importante pour moi, mais elle se gagne et il ne faut jamais trahir ses amies.

Avoir confiance en soi est presque indissociable d’autrui .
On a besoin de confiance pour avancer.
Tout petit, on fait d’abord confiance à ses parents. On a besoin de se rassurer. On est rien sans les autres. On a besoin de reconnaissance, de se sentir exister, de pouvoir échanger.
Avoir confiance en ses idées, en ses convictions, çà s’apprend, on a besoin de se connaître pour pouvoir avancer pour ensuite transmettre et être sûre de ses convictions.
La confiance c’est se confier, être sûre de la personne. Donner n’est pas une chose aisée.
Le monde extérieur n’est pas toujours accueillant. Il appelle à la vigilance et des fois même à la méfiance.

Le mot confiance nous propose beaucoup de pistes.
Être en confiance, se sentir en confiance, donner sa confiance à quelqu’un ou la lui retirer.
Gagner le confiance de quelqu’un ou la perdre.
Faire confiance.
Avoir la confiance de quelqu’un, inspirer confiance.
Avoir confiance en soi.
Le contraire de confiance est méfiance.
Le mot confiance vient de confier qui vient du latin "confidere" cum avec et fidere fier. Confier signifie remettre quelque chose de précieux à quelqu’un.
A qui remettrai-je quelque chose de précieux, à qui ferai-je confiance ?
D’emblée, j’ai envie de faire confiance, tant qu’une personne ne m’a pas montré que je ne pouvais pas lui faire confiance, je lui fais confiance.
Ce qui me donne confiance ?
C’est le regard de l’autre. C’est réussir, c’est faire ensemble. C’est le plaisir.
Ce qui me fait perdre confiance ?
C’est l’échec répété, le jugement.

J’ai confiance en ATD quart monde, il me laisse la clé du local, et j’ai confiance en notre docteur et infirmier en la curatelle et aussi en ma fille et son compagnon.

La confiance pour moi c’est à la fois dans le cœur et dans la tête. Surtout dans le cœur quand il s’agit de la confiance dans des personnes et surtout dans la tête quand il s’agit de la confiance des institutions, des marques, des groupes. Mais il y a toujours des deux.
L’amitié et l’amour se construisent sur la confiance qui génèrent de la sérénité, et les relations humaines sont abîmées par le manque de confiance. La confiance est nécessaire pour échanger en vérité. C’est comme un contrat à respecter.
La confiance se perd quand il y a trop d’erreurs non reconnues ou pire quand il y a trahison.
Je préfère celles et ceux qui doutent. Mais c’est plus difficile d’avouer qu’on doute pour une institution, un gouvernement, un parti. On a besoin de certitude mais le monde est incertain.
Un critère de confiance : que les actes soient en en accord avec les paroles, et réciproquement.
Je préférerai toujours la confiance à la méfiance, toxique

Il faut faire très attention à qui on doit faire confiance. Il faut bien connaître la personne, c’est-à-dire bien la regarder en face. Si elle te regarde dans les yeux c’est qu’elle est sincère, c’est important de se regarder. Quand on est trahi on perd la confiance dans les personnes. Il ne faut pas donner son amitié tout de suite, il faut que le courant passe. Le sourire c’est important pour que la confiance passe, ainsi que le bonjour.

J’avais sans doute 12 ou 13 ans. Je participais à un camp de jeunes et nous devions prendre en charge la vie quotidienne du camp : cuisine, état du matériel, ordre et propreté des lieux . . . Un jour, on nous annonce : " Attention ! Aujourd’hui, une responsable "haut-placée" va venir visiter le camp. Nous allons l’accueillir de notre mieux et faire en sorte que tout soit impeccable". Tout se passe bien en effet, jusqu’à l’heure du repas. Nous allions à tour de rôle chercher les plats à la cuisine. C’est mon tour au moment du dessert. Notre cuisinière, Marie-Lou, avait préparé un joli plat de gâteaux secs ; c’était pendant la guerre . . . on avait peu de choses, alors, elle avait bien arrangé ce qu’il y avait, avec des fleurs, de la verdure . . . bref, un très beau plat ! Elle me le remet, et je pars en faisant bien attention, car, dès mon enfance, j’avais entendu bien souvent des "compliments" comme celui-ci : "Que tu es maladroite, ma pauvre fille ! " J’avance doucement. . . mais hélas ! en cours de route, voilà que je glisse, le plat m’échappe des mains,. . . et tous les gâteaux sont par terre, en miettes, abîmés, salis . . . J’étais désespérée ! Il ne me restait qu’une chose à faire : ramasser ce qui pouvait l’être et retourner piteusement à la cuisine pour tout avouer à Marie-Lou !
Marie-Lou n’a rien dit. Avec adresse, en utilisant ce qui restait plus quelques petits ajouts, elle reconstitue rapidement un plat présentable et, me regardant avec un sourire encourageant, elle me dit : "Tiens, retourne porter ça ! " Abasourdie, ne sachant que dire, je la regarde, incrédule . . .Quoi ? Elle me refait confiance alors que je viens d’abîmer tout son travail ? . . .
"Eh bien ! vas-y ! qu’est-ce que tu attends ? . . . "
Cette fois, le plat est arrivé à bon port. Mais cette expérience, je ne l’ai pas oubliée. Tout au long de ma vie, je me suis occupée d’ados, et combien de fois ai-je entendu : " De toutes façons, moi, je suis nul-le. je n’y arriverai pas, c’est pas la peine."
Comment les aider à prendre confiance en eux-mêmes, à reconnaître leurs propres richesses, leurs talents, comment les encourager à recommencer même s’il y a eu échec, et ceci dans tous les domaines de leur vie ?
Plusieurs fois, je me suis répété :" Rappelle-toi, Marie-Lou t’avait re-confié le plat de gâteaux ! "

J’ai confiance dans mon entourage, en les personnes qui sont autour de moi, amis, famille parce que la confiance s’est construite. Ils viennent à mon aide en cas de besoin, je peux leur dire des choses que je ne peux pas dire à d’autres. Moi je dois aussi envers eux avoir la même attitude, ne pas aller divulguer, les aider, les écouter.
Il est important aussi d’avoir confiance dans le monde pour vivre en paix. Si on se faisait plus confiance même si on est différent, pas le même caractère, il y aurait moins de violence.
Si on est mal dans son corps, qu’on ne lui fait plus confiance, il faut l’écouter lui parler.
Je fais aussi confiance dans les associations, j’encourage les personnes à s’engager.