Éduquer ...

2 | par Andrée, Françoise, Guy, Monique , Nadine, Patrick, Sandrine, Valérie

Ce qui doit guider
Privilégier la petite enfance (crèches d’éveil, pré-écoles) et les maternelles
Associer les parents à la réussite de leurs enfants (tiers lieu dans l’établissement)
Engager une consultation auprès des familles les plus concernées pour définir les priorités
Élaborer avec les acteurs institutionnels et des représentants des familles un plan micro-local
Favoriser les pédagogies ouvertes, personnalisées et coopératives
Des idées concrètes
Dans chaque école, un espace-temps (lieux et RDV) convivial pour les échanges entre enseignants et familles
Dans chaque quartier (en lien avec le plan micro-local éducatif) des médiateurs éducatifs bénévoles à l’écoute des difficultés d’enfants, de parents ou d’éducateurs et susceptibles d’accompagner leurs efforts. Prévoir leur formation voire co-formation...
Un carnet d’expériences permettant, avec chaque enfant, de noter les activités menées et les compétences acquises.
Une fête de rentrée dans chaque école avec les familles et les acteurs de l’éducation dans le quartier (en plus ou à la place de la fête de fin d ’année).
Des actions menées avec les Médiathèques pour des partages d’histoires (livres, albums, films, saynètes...) dans et hors des murs de l’école.
Une enveloppe financière permettant de financer des projets validés par le Comité de suivi du Plan micro-local éducatif

Accepter l’enfant tel qu’il est, être à son écoute et l’aider quand il est en difficulté. Développer les loisirs dans les quartiers. Informer les jeunes de ces loisirs et sur les aides aux devoirs. Proposer cette aide même si les enfants ne sont pas dans une école de la commune de leur domicile.
Il faut plus d’éducateurs dans les rues, des associations et des travaux pour les jeunes dans tous les quartiers. Une aide pour les jeunes SDF.
Aider les familles qui ne peuvent pas acheter d’ordinateur.
Essayer de faire au mieux.

Mon vécu à l’école c’est l’humiliation, et le rejet par les autres enfants. Comment faire ?
S’entraider, être gentil.
Les enfants doivent respecter la maman qui les a élevés seule avec beaucoup d’amour.

Éduquer un enfant c’est l’accompagner pour qu’il devienne un adulte responsable citoyen heureux, mais pas que car le moment de l’enfance est aussi une période pendant laquelle un enfant a le droit d’être en sécurité, de pouvoir apprendre, de pouvoir compter sur tous les adultes pour "grandir". Pour ce faire, cela nécessite une bonne cohésion entre tous les adultes de la Ville : parents, habitants, administratifs, travailleurs sociaux, enseignants , élus ....
La cohésion se crée par des rencontres des échanges il faut se parler s’écouter.

Ce n’est pas toujours facile pour des enfants de vivre dans les quartiers style HLM où la rue est leur principal lieu de rencontre et leur unique terrain de jeux. Les relations entre eux ne sont pas toujours faciles et... « ils ne se font pas de cadeaux » ! Il revient aux adultes, je pense, de veiller à ne pas mettre leurs enfants dans des situations où ils pourraient être l’objet de moqueries ou d’humiliations de la part des autres. « T’as vu comment t’es habillé ? Je ne veux pas jouer avec toi ! » Ou, plus grave : « Qu’est-ce qui y a dans ton grand sac ? T’es allé acheter la bibine pour ta mère ? »... Échecs scolaires répétés, ou tout simplement incapacité à jouer au foot peuvent aussi empêcher certains enfants d’être acceptés par les autres et d’avoir des copains. Les enseignants, je le sais, et la plupart des parents veillent à apprendre aux enfants à se respecter les uns les autres mais le quartier a aussi son rôle à jouer. Il me parait donc très important que dans ces quartiers existent des propositions d’activités accessibles à tous les enfants : aide aux devoirs (participation financière des parents très réduite), bibliothèque de rue, spectacle de Noël avec goûter gratuit, fête des mères, chasse aux oeufs... Alors il n’y a pas d’enfants « à part » des autres, et il appartient aux adultes présents de montrer à tous que l’on peut jouer ensemble sans se bagarrer, que les balançoires sont là pour tous les enfants et pas toujours pour les mêmes, que c’est plus sympa d’apprendre à un autre à jouer au foot que de se moquer de lui parce qu’il ne sait pas etc. . . Voilà ce qui me paraît essentiel.

Le CP est une classe cruciale pour que tous les enfants se sentent bien à l’école. Je pense que mon enfant s’est senti mal aimé, ce qui a provoqué un blocage dans ses apprentissages.
Malheureusement quand un enfant n’est pas comme certains professeurs veulent qu’il soit, ils l’envoient dans un coin ou lui crient dessus. Comment voulez-vous que ces enfants se sentent en confiance avec les maîtresses.
Ils deviennent "anti-école", se braquent et ne veulent plus rien apprendre.
Certains enfants ne peuvent pas aller aux centres aérés car les parents n’ont pas les moyens de les mettre par manque d’argent.
Par exemple moi j ai fait le choix de privilégier les vacances en famille l’été. La CAF ne me donne que 100 euros par an et je sais que le centre aéré coûterait pour mon fils jusqu’à 96 euros pour un mois. Et pourtant j’aurais aimé que mon fils profite des activités toute l’année.

Pour grandir, pour s’épanouir, un enfant a besoin d’amour, de se sentir en sécurité pour avoir l’envie d’apprendre.
Je n’aime pas le mot éducation, éduquer ne veut pas dire dresser.Retour ligne automatique
Veut-on les mouler à notre image ?
Doit-on leur inculquer ce qu’on sait ?
On doit d’abord apprendre à connaître les enfants, les laisser s’exprimer.
Je pense qu’il est important de :
- Faire progresser chaque enfant à son rythme.
- Partir de ce que sait chaque enfant et non l’inverse.
- Ne pas le mettre en difficulté.
- Lui montrer l’amitié, le vivre ensemble.
- Vers plus de compréhension de la différence.

Mon petit fils ne va à l’école que le matin. Il manque des écoles pour les enfants handicapés (exemple enfants autistes).